Skip to content
Newmob Les nouvelles mobilités, innovations, transport
  • Entreprise
  • Innovation
  • Mobilité
  • Politique

Stratégies de mobilité des entreprises face aux ZFE : comment adapter flottes, déplacements salariés et logistique urbaine

Author: Romuald
Published on: février 24, 2026
Comments: 0 Comments
Sidebar

Recent Posts

  • Stratégies de mobilité des entreprises face aux ZFE : comment adapter flottes, déplacements salariés et logistique urbaine
  • Zones à faibles émissions (ZFE) : quels impacts réels sur la mobilité des ménages et des entreprises ?
  • Covoiturage dynamique et applications mobiles : peut-on vraiment réduire l’autosolisme en ville ?
  • Constat amiable obligatoire dans la voiture : que dit la loi et comment bien remplir votre formulaire après un accident
  • Pneu clouté en France : réglementation, sécurité et comparatif des meilleurs modèles pour rouler l’hiver

Recent Comments

Aucun commentaire à afficher.

Comprendre les ZFE et leurs impacts sur la mobilité des entreprises

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) se déploient progressivement dans la plupart des grandes agglomérations françaises. Leur objectif est clair : réduire la pollution de l’air en limitant l’accès des véhicules les plus polluants aux centres urbains. Pour les entreprises, ces ZFE transforment en profondeur les stratégies de mobilité, la gestion des flottes, l’organisation des déplacements des salariés et la logistique urbaine.

Cette évolution réglementaire oblige à repenser les modes de transport professionnels, à anticiper les restrictions de circulation par vignettes Crit’Air et à adapter les investissements véhicules. Il ne s’agit plus seulement d’optimiser les coûts, mais de concilier performance économique, conformité réglementaire et objectifs environnementaux.

Dans ce contexte, les directions générales, les services de flotte automobile, les responsables RH et logistique doivent élaborer de nouvelles politiques de mobilité d’entreprise. Celles-ci portent à la fois sur les flottes de véhicules, les plans de mobilité des salariés et les schémas de distribution urbaine.

Adapter les flottes d’entreprise aux ZFE : électrification, hybrides et stratégies de transition

Les premières entreprises concernées par les ZFE sont celles dont l’activité repose sur une flotte importante : commerciaux, techniciens itinérants, véhicules de service, VUL pour la livraison, etc. Les restrictions croissantes sur les véhicules diesel et essence imposent une transformation progressive du parc.

1. Cartographier la flotte et les usages

Avant toute décision, un diagnostic précis de la flotte est indispensable :

  • Typologie des véhicules (VP, VUL, poids lourds, utilitaires spécialisés).
  • Âge et normes Euro des motorisations.
  • Kilométrage annuel, profils de trajets (urbains, périurbains, longue distance).
  • Fréquence d’entrée dans les ZFE et horaires d’utilisation.

Cette cartographie permet d’identifier les segments de flotte prioritaires pour une transition vers des véhicules à faibles émissions.

2. Élaborer une stratégie d’électrification progressive

La flotte électrique devient un axe central des stratégies de mobilité des entreprises. Cependant, l’électrification ne peut être uniforme : elle doit s’adapter aux usages et aux contraintes opérationnelles.

  • Remplacer en priorité les véhicules Crit’Air 4, 5 et non classés qui ne peuvent plus entrer en ZFE.
  • Basculer les missions à trajets courts et répétitifs vers des véhicules 100 % électriques (tournées urbaines, interventions de proximité, livraison du dernier kilomètre).
  • Utiliser des hybrides rechargeables ou des véhicules GNV/BioGNV pour les usages mixtes nécessitant une autonomie plus importante.
  • Étudier les opportunités de location longue durée (LLD) ou de leasing pour réduire le risque financier de la transition.

3. Déployer l’infrastructure de recharge et la gestion énergétique

La réussite de l’électrification ne repose pas uniquement sur le choix des véhicules, mais aussi sur la capacité à les recharger efficacement.

  • Installation de bornes de recharge sur les sites d’exploitation (dépôts, agences, sièges) avec une analyse de la puissance disponible et des besoins simultanés.
  • Mise en place de solutions de recharge au domicile des salariés pour les véhicules de fonction, avec remboursement de l’énergie consommée.
  • Recours à des outils de pilotage et de supervision de la recharge pour optimiser les coûts et éviter les pics de puissance.
  • Intégration progressive de la recharge publique dans les parcours des collaborateurs (cartes de recharge, accès multi-opérateurs, etc.).

4. Repenser la politique automobile et les TCO

Les ZFE amènent les entreprises à revoir en profondeur leur car policy et leur approche du coût total de détention (TCO). Si les véhicules électriques sont souvent plus chers à l’achat, ils peuvent se révéler compétitifs sur l’ensemble du cycle de vie grâce à des coûts de carburant réduits, une maintenance simplifiée et des avantages fiscaux.

La politique automobile doit intégrer :

  • Des plafonds d’émissions de CO2 pour les véhicules de fonction.
  • Des grilles de choix orientées vers les motorisations propres.
  • Une communication transparente auprès des collaborateurs sur les enjeux ZFE et les conséquences en termes de choix de véhicules.

Réinventer les déplacements des salariés face aux ZFE

Au-delà des flottes commerciales et logistiques, les ZFE ont un impact direct sur les trajets domicile-travail, les déplacements inter-sites et les voyages professionnels. Les entreprises sont incitées, voire obligées, à mettre en place des politiques de mobilité durable des salariés.

1. Mettre en place un plan de mobilité (PDM ou PDME)

Le plan de mobilité employeur est un outil structurant pour organiser, dans la durée, l’évolution des pratiques de déplacement des équipes. Il s’appuie sur :

  • Un diagnostic de l’accessibilité des sites (transports en commun, pistes cyclables, parkings relais).
  • Une enquête mobilité auprès des salariés (modes utilisés, contraintes, attentes).
  • Des objectifs quantifiés de réduction de l’usage de la voiture individuelle thermique en ZFE.

2. Encourager les mobilités alternatives à la voiture solo

Pour s’adapter aux contraintes des ZFE, les entreprises développent un bouquet de solutions de mobilité multimodale pour les collaborateurs :

  • Titre mobilité ou forfait mobilité durable pour financer le vélo, le covoiturage, l’autopartage, les transports collectifs.
  • Stationnement sécurisé vélos, douches, vestiaires, flottes de vélos à assistance électrique pour les trajets courts.
  • Plateformes de covoiturage d’entreprise avec mise en relation des salariés.
  • Réservation facile de véhicules partagés (autopartage interne ou via des opérateurs externes) adaptés aux ZFE.

3. Optimiser les déplacements professionnels dans et vers les ZFE

Les contraintes d’accès aux centres-villes amènent à repenser l’organisation des rendez-vous, tournées commerciales et réunions physiques :

  • Promotion systématique de la visioconférence pour limiter les déplacements inutiles.
  • Regroupement des visites clients dans les ZFE sur des journées dédiées avec modes de transport adaptés (train + mobilité douce, véhicules propres).
  • Choix de lieux de réunion accessibles en transports en commun, proches des gares ou des hubs multimodaux.

4. Accompagner le changement et former les collaborateurs

La stratégie de mobilité des entreprises ne peut être efficace sans une adhésion des salariés. L’arrivée de nouveaux modes de transport, l’usage de véhicules électriques ou de services numériques de mobilité (MaaS, réservation à la demande) nécessite de la pédagogie.

  • Sessions d’information sur les ZFE, les restrictions Crit’Air et les alternatives proposées.
  • Formations à l’écoconduite et à la conduite de véhicules électriques.
  • Guides pratiques et supports digitaux pour faciliter la prise en main des nouveaux services.

Logistique urbaine et dernier kilomètre : adapter les stratégies face aux ZFE

Les entreprises de transport, de livraison, de distribution et de e-commerce sont particulièrement exposées aux impacts des ZFE. L’accès restreint aux centres-villes impose une réorganisation profonde de la logistique urbaine et du dernier kilomètre.

1. Reconfigurer les schémas logistiques

Pour répondre aux contraintes d’accès, les acteurs mettent en place des stratégies innovantes de distribution urbaine :

  • Création de micro-hubs logistiques et d’entrepôts de proximité en périphérie ou à l’intérieur même des ZFE.
  • Massification des flux vers ces hubs, puis éclatement des livraisons via des véhicules propres (utilitaires électriques, triporteurs, vélos-cargos).
  • Mutualisation des espaces logistiques et des tournées entre plusieurs entreprises pour optimiser les trajets.

2. Recourir à des véhicules de livraison à faibles émissions

La livraison urbaine décarbonée devient un standard dans les centres-villes soumis à des règles strictes. Les entreprises s’orientent vers :

  • Des utilitaires électriques pour les livraisons B2B et B2C de colis, marchandises légères ou alimentaires.
  • Des vélos-cargos électriques pour le dernier kilomètre, notamment dans les zones piétonnes ou très denses.
  • Des véhicules GNV/BioGNV ou hydrogène pour certains flux plus lourds ou interurbains.

La combinaison de ces solutions permet de respecter les contraintes des ZFE tout en garantissant un bon niveau de qualité de service.

3. Optimiser les itinéraires et les créneaux de livraison

Les dispositifs ZFE s’accompagnent parfois de restrictions horaires, de zones piétonnes et de réglementations sur le bruit. Les entreprises doivent adapter leurs organisations :

  • Utilisation de logiciels d’optimisation de tournées intégrant les périmètres ZFE, les horaires autorisés et les caractéristiques des véhicules.
  • Choix de créneaux de livraison en heures creuses pour améliorer la fluidité et limiter le temps passé en circulation.
  • Dialogue avec les collectivités pour expérimenter des solutions comme la logistique nocturne silencieuse.

4. Intégrer la logistique urbaine dans la stratégie globale de mobilité

Les frontières entre mobilité des personnes et mobilité des marchandises s’estompent. Certaines entreprises explorent des modèles hybrides :

  • Flottes partagées entre transport de collaborateurs et livraison légère.
  • Utilisation de parkings d’entreprise comme points relais ou micro-hubs temporaires.
  • Coordination avec les acteurs publics pour intégrer la logistique urbaine dans les plans de déplacements urbains (PDU).

Vers une stratégie globale et intégrée de mobilité d’entreprise

Face aux ZFE, les entreprises n’ont plus intérêt à traiter séparément flotte, déplacements salariés et logistique. La tendance de fond est à la mise en place d’une stratégie de mobilité globale, pilotée au plus haut niveau, avec des objectifs clairs en matière de conformité réglementaire, de réduction des émissions et de performance économique.

Une approche intégrée permet :

  • De mutualiser les investissements (infrastructures de recharge, systèmes de réservation, outils de pilotage).
  • D’harmoniser les pratiques entre les différents métiers et sites.
  • De valoriser les engagements de l’entreprise en matière de RSE et d’attractivité employeur.

Les ZFE agissent ainsi comme un accélérateur de transformation pour les politiques de mobilité. En anticipant les évolutions réglementaires, en adaptant leurs flottes, en favorisant des déplacements salariés plus durables et en réinventant leur logistique urbaine, les entreprises peuvent transformer cette contrainte en véritable levier de compétitivité et d’innovation.

Zones à faibles émissions (ZFE) : quels impacts réels sur la mobilité des ménages et des entreprises ?

Theme by The WP Club | Proudly powered by WordPress

Go to mobile version